Sonia Perdeck[ESP/NLD]

  • Photographie
  • La chronique
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03.09.2019

Chronique

par JULIETTE MANTELET

Jeune photographe espagnole installée au Pays Bas, Sonia Perdeck s’est mise à la photographie parce qu’elle lui permet de cultiver sa différence, de prendre d’autres angles, et surtout, du recul. Inspirée par le photographe ultra-mode Tim Walker, Vivianne Sassen, les images conceptuelle de Lina Scheynius ou encore l’univers lifestyle de Li Hui, son esthétique intimiste se résume au rêve, au sensible, au sensuel.

CONTEUSE POéTIQUE

Sonia rêve de nature et de femmes. Si elle a commencé comme beaucoup par shooter ses amies, elle immortalise désormais des femmes anonymes, rencontrées lors de voyages. C’est par exemple durant un retour sur ses terres natales espagnoles qu’elle rencontre Nanami, une japonaise que vous pouvez voir et revoir sur ses clichés. Sonia sait que « le corps féminin possède une certaine sensibilité », celle qu’elle accole à ses images. Quant à la nature, c’est là où elle se sent le mieux… C’est le repère sacré des textures, des formes, des lumières.

Sonia s’appuie sur les éléments naturels pour composer ses photos. Elle décrit justement la photo comme « une manière réfléchie de regarder autour de soi ». Ses clichés sont efficaces par ses reflets doubles dans l’eau, célébration visuelle de l’amitié et des relations humaines, mais aussi du lien vital avec la nature. Le visage paisible de Nanami se superpose sur les flots, renforçant l’impression de sérénité et de calme qui se dégagent de l’image. Comme Nick Prideaux, Sonia est obsédée par la lumière, les reflets et les ombres. Mais ici, elles portent la marque du végétal, imprégnant sur la chair féminine à la manière d’un emporte-pièce les feuilles d’automne.