Hélène Tchen Cardenas[FRA]

  • Photographie
  • L'interview

L’été rime avec voyages pour Hélène Tchen Carderas, jeune photographe française. Spécialisée dans la photographie de mode et les portraits, elle réalise aussi une série de paysages, « Places », autour de ses excursions. Les côtes italiennes, une piscine en Colombie, le littoral lisboète, chaque été Hélène se remet à la photo de rue lorsqu’elle vagabonde dans de nouveaux territoires colorés et solaires.

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17.07.2018

Interview

par Juliette Mantelet

Let the sun shine IN

La photographe aime particulièrement le côté « kitsch » des bords de plage et elle part à la chasse de tous les petits détails de couleur si caractéristiques des villes balnéaires : parasols orange, cabines de plage, cartes postales ultra retouchées, chaises de café aux couleurs un peu passées. Elle élabore ainsi un univers photographique hyper coloré et surtout ultra lumineux. C’est d’ailleurs ce que la photographe préfère en été : la lumière.

Elle est éblouissante dans ses clichés et l’on doit presque froncer les yeux en les contemplant. Cette lumière rend éclatantes les couleurs d’été, le rose, l’orange ou le bleu. Hélène raconte pouvoir passer des heures à scruter « le rayon de soleil qui entre dans une pièce ». Tous les clichés des séjours à la mer sont réunis dans ses images et elle les rend résolument esthétiques par son traitement des couleurs, ses cadrages et surtout cette lumière.

Hélène immortalise surtout l’appel du large et ce temps arrêté des vacances d’été où tout le monde est plongé dans l’eau. Des chaises laissées vides, des terrasses de café délaissées à l’heure chaude. La mer est là, elle appelle. On la sent toute proche même sans jamais la voir directement. On l’imagine derrière des portes, en face de cette terrasse de café, au bout de cette rangée de parasols ou on l’aperçoit dans des cartes postales. On la devine partout et par ce choix de l’artiste ne photographier que le rivage sans la mer, elle exerce ainsi une puissance encore plus forte sur notre imaginaire. On l’invente, toute proche, qui nous berce, et c’est encore plus fort.