Hayden Williams[USA]

  • Photographie
  • L'interview

Hayden Williams est un jeune photographe américain, âgé seulement de 23 ans. À travers ses clichés on tombe, un peu comme Alice, dans un pays des merveilles, irréel, fleuri et éblouissant. L'artiste s'amuse avec sa caméra et crée des images aux doubles réalités, intrigantes et mélancoliques à la fois. 

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22.05.2018

Interview

par Juliette Mantelet

NOSTALGIE QUAND TU NOUS TIENS

Hayden s’adonne à la photographie tout en continuant ses études d’informatique. Ce qui l’inspire c’est la musique et les films. Les films animés des studios Ghibli surtout. Il réalise la plupart de ses photographies en écoutant de la musique et en se promenant dans la nature.

Ses images sont très particulières. Les lumières sont éblouissantes et très intimes à la fois, notamment grâce à l’utilisation de l’argentique. Son style se base entièrement sur un jeu autour de la double exposition. Un procédé qui consiste en une surexposition de deux prises en une. Hayden capture d’abord une première photo à l’argentique, puis en reprend une par-dessus, sur le même morceau de film, et c’est ce qui produit ces mélanges surréalistes à la palette de couleurs pastel. De son travail d’artiste transperce une vive impression de nostalgie, de jeunesse perdue et surtout, une grande part de mystère.

Hayden est un perfectionniste. Il se dit très méticuleux dans son travail et raconte qu’il planifie ses photos à l’avance, et qu’il peut parfois mettre plusieurs jours pour réaliser un seul cliché. Le monde d’Hayden est un monde arrêté, tout en ombre et lueurs rosées. Des silhouettes apparaissent comme par magie et se découpent sur des paysages éclatants : ciels nuageux, couchers de soleil, flots miroitants… Il immortalise aussi les fleurs et les végétaux, un peu comme un Monet muni d’une caméra. Le jeune homme rêve d’ailleurs de découvrir Giverny et ses célèbres étendues de fleurs.

En mixant deux scènes ordinaires, Hayden obtient des images plus fortes et plus abstraites, un peu comme Magritte mélangeant les lumières. On les parcourt avec un regard rêveur, ailleurs déjà. Une belle invitation au voyage : « luxe, calme et volupté ».