Flora MacLean

  • Photographie
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05.06.2018

Interview

par Juliette Mantelet

Flora Maclean est une photographe anglaise dont les photos se distinguent par leur esthétique très graphique. Elles sont un savant mélange de compositions pointues et de couleurs primaires ensoleillées. Une exploration du corps humain intime et efficace qui invite à laisser libre court à son imagination.


 

  • NE PAS TOUT DÉVOILER

Après avoir travaillé dans le design de mode pour une marque de vêtements masculins, Flora a décidé de se consacrer à sa vraie passion, la photographie. L’artiste s’est notamment fait connaître avec sa série « Every Player Counts », consacrée aux femmes dans le football en Angleterre, souvent oubliées. C’est peut-être son expérience dans la mode qui lui a donné cet amour pour le corps, pour les textures et les couleurs. Le corps humain qu’elle ne présente que coupé, tronqué et sans visage. Il devient alors une forme malléable et artistique plus qu’un corps véritablement sexué et définissable.

Flora a le flair pour capturer des moments esthétiques et visuellement parfaits. Les couleurs se répondent, notamment le rouge vif qui revient et l’emporte dans ses photos. Les parties de corps tiennent impeccablement dans les cadres choisis par l’artiste. Elle s’amuse avec les gros plans, dont les ombres et les textures deviennent les sujets principaux. Ombres sur des bras dénudés, contrastes entre la matière des maillots de bain et l’onde de l’eau… Tout se prête au jeu de la photographe.

Elle semble vouloir nous dévoiler des fragments volés, des moments immortalisés sur le vif, des corps entremêlés. Son travail nous rappelle en cela celui d’une photographe comme Louise Desnos et ses clichés pris au hasard de l’instant. Flora, elle, raconte vouloir que ses images ressemblent à des accidents.

Rien ne nous permet de comprendre qui sont ces corps et pourquoi ils se retrouvent dans cette position, ce qui les occupe et les lie… C’est au spectateur de tout deviner, d’inventer une histoire et de recréer les contextes. On a alors l’impression de pénétrer dans une histoire un peu secrète et l’on plonge avec un certain plaisir voyeur dans l’intimité corporelle de ces peaux langoureuses gorgées de sable et de soleil.

 

 

 

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