Marie Gu[FRA]

  • Illustration
  • L'interview

« Nuée chaude, sur ton corps »

Envie de créer un projet avec cet artiste ?
Contactez-nous
16.07.2018

Interview

par Juliette Mantelet

Marie Gu : La femme grenadine

Marie Guillard, vous la connaissez forcément ! Elle était présente dans notre dernier livre de tendance Blue Hawaii (2016) dont elle signait d’ailleurs la couverture. L’illustratrice s’intéresse beaucoup aux corps des femmes qu’elle immortalise dans des paysages intemporels et brumeux. Aujourd’hui, on vous présente une sélection spéciale de ses dessins d’été, entre sieste au soleil, rêverie et corps alanguis, toujours dans les tons roses qui la caractérisent.

MARIE À LA PLAGE

Marie est née à Bordeaux, puis elle a étudié à Paris et Strasbourg. Depuis un peu plus de deux ans, elle se consacre exclusivement à l’illustration pour notre plus grand plaisir ! Travaillant principalement à la peinture, elle s’est aussi mise récemment au dessin digital, à l’aide de son IPad. Ses illustrations rappellent les collages de Matisse par leur superposition de plans colorés, où dominent le violet et le rose façon glace à l’italienne à la fraise. Elle joue sur les aplats de couleurs qui s’opposent et constituent ainsi des puzzles illustrés.

L’été est sa saison préférée, celle qui par sa lumière et sa chaleur l’apaise et la libère. C’est sûrement pour cela qu’elle dessine autant cette période. L’été selon Marie Guillard est langoureux, plein de torpeur et écrasé de soleil. C’est l’été brûlant, le plein soleil à la Californienne. Ce soleil qui rend les corps lascifs.

L’artiste place le corps de la femme, son sujet de prédilection, au cœur de cette saison. Des femmes aux corps gracieux ondulent au bord d’une piscine, emmêlées dans des draps ou dans un hamac. Elle représente des femmes libérées, qui s’assument, à moitié nues. Par ses traits tout en courbes, elle ne cherche pas à figurer les détails des corps ou des visages de manière précise mais plutôt à esquisser des mouvements et des atcormosphères. Ses scènes sont très oniriques, la jeune femme nous plonge dans un entre-temps intemporel et magique. On ne sait pas où l’on est, ni quelle heure il est. On perd notion du temps mais on voyage, doucement.

En contemplant ses dessins, les paroles solaires de Soleil Bleu nous viennent en tête, « Nuée chaude, sur ton corps. » La chaleur monte, la torpeur nous prend et l’on n’a plus envie que d’une chose, s’allonger et baigner dans cet état de lenteur moite, si caractéristique du mois de juillet.